C’est d’actualité ! En effet, la pilule Alli fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps car après sa commercialisation en France, elle arrive en Suisse ! Seulement, les avis sont mitigés sur le sujet car l’obésité est un sujet délicat à traiter qui ne se résume à une prise médicamenteuse.
D’abord, c’est quoi la pilule Alli ?
C’est une version light de Xenical, pilule commercialisée depuis 1988 par le laboratoire Roche. Ces deux médicaments renferment un principe actif qui s’appelle Orlistat. Ce dernier coupe la faim, limite l’absorption des graisses de 25% dans l’intestin et a un effet laxatif.
En Mai 2009, on avait vu apparaître une campagne de publicité sans précédent de ce médicament vendu sans ordonnance en pharmacie (non remboursé) qui coûte en moyenne entre 50 et 60€ par mois.
Depuis presqu’un an que la pilule Alli est commercialisé en France, les chiffres avoisinnent les 10 000 boîtes vendues par semaines, soit un Chiffre d’Affaire de 23 millions d’€ en 7 mois pour la firme GlaxoSmithKline.
Le corps médical et les associations mettent en garde les consommateurs :
Le médecin nutritionniste, Gilles Demarque, donne son opinion : « Si on se repose uniquement sur ce produit, on n’apprend pas à manger mieux et on tombe dans l’effet yo-yo ».
Michel Laspougeas, membre du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, conseille : « Il doit être prescrit dans un contexte très particulier, à savoir qu’il faut définir quel est l’état d’obésité réel de la personne, car ce médicament ne s’adresse en aucun cas aux personnes qui veulent perdre quelques kilogrammes avant d’aller à la plage ».
Vittorio Giusti, médecin au centre hospitalier de Lausanne, alerte : « Le risque existe que la pilule Alli soit mal utilisée. Par exemple, quelqu’un qui souffre d’anorexie et veut absolument perdre encore des kilos ». Il ajoute : « Il peut aussi avoir pour effet de renforcer les mécanismes de prise de poids chez des personnes souvent fragiles psychologiquement, prêtes à croire qu’un médicament suffit et que la solution est externe ».
Ce qu’il y a à retenir :
On peut en conclure qu’il y a donc des risques certains à prendre ce médicament et qu’il doit être utilisé avec extrême précaution.
D’abord, il est indiqué qu’il convient à des personnes en réel surpoids (IMC supérieur à 28). Puis, la période maximale d’utilisation est de 6 mois. Or, dans les faits, ceci est rarement respecté ! Enfin, la pillule Alli peut provoquer diarrhées (sévères dans certains cas) et limiter l’action d’un contraceptif.
Les mesures à prendre en compte sont importantes. D’abord, l’utilisation de la pillule Alli doit être envisagée que s’il y a un réel problème d’obésité. Ensuite, il est préconisé de demander l’avis à son médecin et d’être suivi tout au long du traitement et notamment psychologiquement. Pour ce qui est du mode de vie, une activité physique régulièrement et un régime hypocalorique et pauvre en graisses est de rigueur. Dans ces conditions seulement, Alli permettrait des résultats probants sur le long terme !
Je ne sais pas ce que vous en pensez ; mais personnellement, je trouve ça triste d’en arriver à de telles extrémités ! L’obésité n’est pas une « maladie » à prendre à la légère.
Alors, adieu Alli !
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